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mercredi 31 octobre 2012

NON au framerloque...

La France connut au XVIIIème siècle une vague d'anglomanie, qui se prolongea littérairement fort avant au long du XIXème : c'est ainsi qu'apparut le groom...
Puis il y eut le franglais, terme apparu en 1959.
De nos jours, c'est une plaie, linguistique (le framerloque, qui n'a qu'un lointain rapport avec Shakespeare...) et civilisationnelle, dont la BD en particulier est largement infestée, et qui nous vient essentiellement des Etats-Unis d'Amérique du Nord...
Pour résister à l'envahissement linguistique, tournons contre lui ses propres armes, en torturant à mort les mots qui prétendent s'imposer à nous !
Nos gentils cousins québécois sont passés maîtres dans l'art de ce détournement de mots, qu'ils utilisent avec bonheur et humour.
Alors imitons-les, et dépassons-les s'il se peut !
Ainsi, aux jusqu’au-boutistes des 1-shots, imposons le ouaneshote. Aux esthètes du making-off [c'est quoi, au fait ?!...] opposons le mékinegoffe ; etc. Les Portugais parlent bien de futebol... Les mots cités ici en exemple circulent d'ailleurs depuis longtemps sur le ouaibe, ce formidable espace de liberté et de résistance...

Pour finir, voir cet excellent document sur l'anglomanie contemporaine, dont voici le tout début :

Présentation
Quand la France s'anglicise avec enthousiasme et désinvolture, bien au-delà de ce qu'exigent ses intérêts, quand elle donne l'exemple du zèle dans la soumission au nouvel empire, elle trahit ceux et celles qui depuis Léopold Senghor ont cru à une universalité de la culture française qui survivrait au déclin du pouvoir politique de la France. Le prestige de la culture grecque n'avait-il pas survécu à l'affaiblissement de la Grèce?

... En ce jour d'Allô-Ouine, un des symboles de la détestable influence exercée par les modes d'outre-Atlantique...

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